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Questions éthiques sur la fin de vie

5 juin 2014

La fin de vie soulève aujourd’hui plusieurs questions éthiques. Notre société vit actuellement un important débat sur la mort dans la dignité et sur l’aide médicale à mourir. La Maison Michel-Sarrazin, inspirée par toutes ces années au service de l’accompagnement des personnes en fin de vie, réitère fortement sa position mûrement réfléchie sur ces questions.

LA MAISON FOURNIT ESSENTIELLEMENT DES SOINS PALLIATIFS (peut être un lien cliquable pour que la définition apparaisse)

Les soins palliatifs sont l’ensemble des soins actifs et globaux dispensés aux personnes atteintes d’une maladie qui risque d’écourter significativement leur vie. L’atténuation de la douleur, des autres symptômes et de tout problème psychologique, social et spirituel devient essentielle au cours de cette période de vie. L’objectif des soins palliatifs est d’obtenir, pour les personnes malades et leurs proches, la meilleure qualité de vie possible. Les soins palliatifs soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal, ne hâtent ni ne retardent la mort, atténuent la douleur et les autres symptômes, intègrent les aspects psychologiques et spirituels des soins, offrent un système de soutien pour permettre aux personnes malades de vivre aussi activement qu’il est possible jusqu’à la mort1.

1 Adapté de la définition de l’Organisation mondiale de la santé.

LA SÉDATION PALLIATIVE EST UN SOIN DE FIN DE VIE POUR SOULAGER LA DOULEUR

La sédation palliative est un soin médical posé en toute fin de vie, quand il ne reste que quelques jours à la personne malade. Ce soin consiste à induire un sommeil profond, à

l’aide de médicaments, avec l’accord de la personne malade et de ses proches, dans le but de soulager les souffrances physiques ou psychologiques, quand les moyens médicaux

habituels ne suffisent plus. La sédation palliative peut être « intermittente » si elle est administrée pendant plusieurs heures ou quelques jours, avec alternance de périodes d’éveil et de sommeil; elle peut être « continue » si elle est administrée sans période d’éveil jusqu’au décès. À la Maison Michel-Sarrazin, la sédation palliative est disponible dans des circonstances exceptionnelles et sa pratique suit un processus très rigoureux.

LA MAISON NE PRATIQUE PAS L’AIDE MÉDICALE À MOURIR (EUTHANASIE)

L’aide médicale à mourir et l’euthanasie sont deux expressions qui désignent la même chose. Il s’agit d’abréger la vie d’une personne malade en lui administrant des médicaments en doses mortelles, ce qui provoque sa mort dans les minutes qui suivent.

Pour la Maison Michel-Sarrazin, abréger la vie ne peut être considéré comme un soin de fin de vie ni comme faisant partie des soins palliatifs. C’est pourquoi l’euthanasie, ou aide médicale à mourir, est totalement exclue en ses murs. Si une personne souhaite recourir à cette voie pour elle-même, au moment de faire une demande dans un lieu offrant des soins de fin de vie, elle doit considérer un choix différent de la Maison Michel-Sarrazin.

LA DIGNITÉ HUMAINE COMME VALEUR ESSENTIELLE

La dignité humaine réfère à la valeur de chaque être humain, du simple fait d’exister. La dégradation physique, la fragilité, la dépendance de la fin de vie n’altèrent en rien la dignité humaine du mourant et ne justifient pas d’abréger cette vie; ce qui constituerait une confirmation que cette personne mourante a un statut inférieur et n’a plus la dignité d’un être humain à part entière. À la Maison Michel Sarrazin, la dignité humaine est une valeur essentielle qui motive toutes les pratiques médicales.

Approche

Une maison qui accueille les personnes atteintes de cancer en phase terminale

  • Architecture familiale;
  • 15 chambres individuelles;
  • aires de vie communes;
  • terrasses, jardins et proximité de la nature.

Une approche globale et humaniste

  • Soins personnalisés et centrés sur la qualité de vie;
  • prise en charge des besoins physiques, psychosociaux et spirituels;
  • vie privée et intimité favorisées;
  • respect de l’autonomie, des choix et des croyances;
  • implication possible des proches dans les soins;
  • soutien psychosocial des proches.